Tandis que 500 000 jeunes américains sont perdus dans le bourbier d’une guerre tragique au Vietnam (…) 500 000 autres se rassemblent à Woodstock pour 3 jours de paix, de musique et d’amour. Ce récit retrace l’histoire américaine des ces jeunes rebelles, exilés de l’intérieur, qui deviendront « la génération Woodstock ».
Les 15, 16 et 17 août 1969 se tenait le festival de Woodstock, The Woodstock Music & Art Fair, également dénommé par ses promoteurs « Aquarian Exposition ». Cinq cent mille spectateurs allaient pendant trois jours être les acteurs d’un rassemblement unique, et qu’ils savaient déjà à nul autre semblable. Pourtant rien ne supposait ce succès d’un festival qui ne devait avoir lieu. […] Les habitants de Woodstock, pourtant lieu de résidence de Bob Dylan, du Band et de Janis Joplin, ne voulaient pas d’un festival rock et surtout, ne souhaitaient pas recevoir ces jeunes hippies chez eux. […]
Que se passait-il donc en Amérique pour qu’une région s’effrayât ainsi et qu’il ne se trouvât -personne, à moins de cent kilomètres à la ronde, pour accueillir un festival qui promettait trois jours de musique et de paix_? La paix plus que la musique semblait justement le problème_; pendant que cinq cent mille jeunes convergeait vers Woodstock, créant le plus grand embouteillage que l’Amérique ait alors jamais connu, cinq cent mille autres, aux antipodes, étaient embourbés dans les rizières et la jungle vietnamiennes.
Né en 1947, Jean-Marc Bel a fait carrière dans le monde du spectacle et de l’édition musicale en tant qu’éditeur et réalisateur de DVD. Il est décédé accidentellement en 2005.